Mardi 29 septembre 2009


Anamnèse

 

Mon père, en vacances, en promenade sur la jetée : “ je suis le christ ” - Ma mère, parlant de moi : “ il a cassé le tête d’Hermès ” . Evénement en synchronie avec la maladie soudaine de mon père (les oreillons, mais n’aurait-il pas du les prendre au sérieux et se prémunir de la contagion dès lors qu’il n’avait pas eu cette maladie étant enfant, que j’étais atteint, mon frère non encore contaminé et le savoir commun dit qu’elle peut, chez un adultes avoir des conséquences terribles - voir affiche de la sécurité sociale dernièrement crée pour attirer l’attention sur ces maladies infantiles qui pour les adultes, présentent de graves danger). Ici dilettantisme ou esprit trop occupé à combattre sur d’autres fronts ...

 

Adolescent, Il avait pris sa carabine et dans la chambre du grand-père, tiré dans son image, au fond du miroir ! Verre irradiant ses nervures comme une fleur naissante ; le pistil marquant son impact bien rondement.

 


 

Rêves

 

I

Je fais du ski nautique, sur l’Oise et croise, péniches en pleines trajectoires, dont une, comiquement, va d’une allure splendide, celle d’un hors-bord et dégage, par son étrave, un jolie pan d’eau. Je la regarde s’éloigner et, ceci me comble d’amusement et de joie. Sur ce fleuve, des geysers semblent sourdrent du fond de l’eau curieusement, comme si un ordre s’effondrait.

 


 

 

II

Sur la plage avant de la BMW, cette arme qui luiee dans une pénombre, long pistolet assez sophistiqué, crosse métale flanquée de plaques de bois striées, un silencieux en sus !

 

 

III

Je vois mon grand-père, - Charles, maître imprimeur, ( nommé à l’Expo Universelle de 1925, pour une affiche destinée à la FARMAN, comme l’artisan ayant imprimé l’œuvre, son dessinateur ne me revenant pas ! et brillant entrepreneur, son imprimerie fut renommée et ses bénéfices mirobolant), - pénétrer dans la pièce, le visage noirci (il vient de dessous la terre), fringuant et le regard brillant (couvert de cendres mais le regard perçant - Camus - la chute), il s’accoude au bar et, vis à vis, me regarde sereinement.

 

 

IV

Mon destrier m’attend !

 

Après quelques bouffées de flammes qui jaillissent du cratère, au centre de la pièce (je suis au pavillon dans la salle à manger séparée du salon par une porte à double battant en réalité, ici c’est une bouche de feu, et je vois la seconde pièce au-delà…).

De fortes explosions s’ensuivent et cette bouche devient grise de cendres.

J’aperçois dans le fond, après que sur ce brasier apparaissent deux chevaux de bronze ou animaux fabuleux (griffon, mandragore…) Siamois et comme soumis au soufflet du forgeron, qui ondulent comme sous l’effet de la chaleur, leur matière redevenant ductile.

Au-delà un vrai cheval noir, dont une parure bleue et franges dorées recouvrent sa croupe et court jusqu’à l’encolure.

Il m’attend et excite mon désir de l’enfourcher, de caracoler.

 

V

Je découvre cette double armoire métallique, dont les parois sont grillagée, l’ensemble dorée.

J’entrouvre la porte et vais décrocher cette pendule, de même dorée, possédant, comme les montres à gousset, un plat en rabat qui permet de plier l’ensemble. Le cadran est design et très dépouillé de ce fait une merveille d’élégance.

 

Dans l’angle de la pièce, plusieurs jeunes femmes sont assises, adossées au mur.

La plus proche est brune, chevelure abondante et ourlée, telle les stars hollywoodiennes – yeux bleus. Zoom sur sa bouche rouge, et ses dents blanches bien rangées, lèvres charnues et sensuelles. Son regard m’allume…

VI

Ejecté du vaisseau spatial, mais muni d’un balancier, je me propose d’évoluer dans ce vide cosmique et y inscrire ma danse.

 

Ici et maintenant

 

Entendu à la radio : jeune actrice (Testu ?) : le vide et le néant ce n’est pas la même chose, dans le premier l’on peut se mouvoir. Le second dit bien son nom.

 

Anamnèse

 

Lui, qui de son vivant, de retour de l’entreprise et passant enfin au délassement du foyer, jouait à nous provoquer, mon frère et moi, simulant une garde de boxeur pour nous initier à parer les coups, puis nous prenant successivement sur ses genoux, disant : “ce sera toi qui reprendra l’imprimerie, puis soudain agrippant le second et libérant le premier, ou toi !”

 

Nous savourions cela comme un jeu paternel affectueux dont le message nous effleurait qu’à peine.

 

Les plages du Nord / Villers / Charres à voile

Il nous loue chacun un bolide (bien que ma grand-mère souligne que je suis un peu jeune...!) et nous voilà lancés à tombeau ouvert, (le vent étant fort, à marée basse).

Je me souviens de l’emballement périlleux et de l’adresse dont je fis preuve pour maîtriser la machine, de la griserie éprouvée (tel certains passages du concerto pour orchestre de Bélà Bartok, ou la sensation m’est identique - rythmiques : ABCBA - ABACDEFGA- ABCBA

etc...



Dérision

Mémoire d’un antiquaire

André Malraux et le Général De Gaulle, sont, lors d’une inauguration, conjoints.

A la clôture de la commémoration, ils vont pisser ensemble dans ces chiottes lamba avec urinoir (dixit Marcel duchamp).



  • Malraux : belle pièce mon Général.

  • De Gaulle : regardez devant vous, Malraux !







Parfum de femme”



Pascal, légionnaire 2e R.E.P., paraplégique (coup du lapin..), rixe là-bas en Afrique.

Il me montre, d’un geste, ôtant son pull-over, son torse et bras tatoués. Le premier motif, sur l’épaule droite et proliférant sur l’abdomen, réalisé par un maître japonais, à partir de trois traits incisés dont l’encre en réservoir, permis la réalisation de l’ensemble (dragon dans paysage à la traditionnelle imagerie des estampes japonaises, quelques peu serpentines).

Idée pour le titre d’un polar “Trois traits pour un tatouage”.



BIBLIOGRAPHIES



1

Intimité et immensité - Lucien Hervé

photographies - Bernard Nœl - poèmes et essais

Editions Temenos



Ecrit sur l’image - Raymond DePardon

correspondance new-yorkaise - Alain Bagala

les absences du photographe.

Editions libération/cahier du cinéma.



Auto-prtraits- Textes et photographies

de Willy Ronis

Editions Fata Morgana



2

Les Antimémoires - André Malraux – gallimard



LE PROPRE DE L’HOMME

Histoire du rire et de la dérision

Jean Duvignaud - Editions hachette



3

la reprise - Alain Robbe-Grillet

éditions de Miniut



Lazare - Le miroir des limbes - André Malraux

Editions gallimard



4

Le monde des Médias - Marshal Mc Luhan

Collection point



5

Passages - michel Butor – Gallimard



Nostromo - joseph conrad – Gallimard



Le monde à ma porte - Paul Strand

éditions de la martinière



Une année dans la baie de personne

Peter Handke - Editions NRF



Dictionnaire humoristique des surréalistes

et des dadaïstes - Pierre Drachline

le cherche midi éditeur



L’homme qui rit - Victor Hugo

Le club du livre



L’ile aux fous

Les hommes en blanc

André Soubiran



Peinture

- Pierro de la Francesca - Ecole Italienne

Fin du Moyen-Age. La Flagellation




(Louvre) - psychologie de l’art - Malraux

- Sandro Botticelli - Ecole Florentine

Renaissance. La dérelita (louvre)-



psychologie de l’art – Malraux



- Brueghel - Ecole Flamande

Moyen Age. La parabôle des aveugles (Louvre)

(ici illustr)

Par pixello - Publié dans : flipper - Communauté : les auto-édités
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