Mardi 29 septembre 2009


Anamnèse

 

Mon père, en vacances, en promenade sur la jetée : “ je suis le christ ” - Ma mère, parlant de moi : “ il a cassé le tête d’Hermès ” . Evénement en synchronie avec la maladie soudaine de mon père (les oreillons, mais n’aurait-il pas du les prendre au sérieux et se prémunir de la contagion dès lors qu’il n’avait pas eu cette maladie étant enfant, que j’étais atteint, mon frère non encore contaminé et le savoir commun dit qu’elle peut, chez un adultes avoir des conséquences terribles - voir affiche de la sécurité sociale dernièrement crée pour attirer l’attention sur ces maladies infantiles qui pour les adultes, présentent de graves danger). Ici dilettantisme ou esprit trop occupé à combattre sur d’autres fronts ...

 

Adolescent, Il avait pris sa carabine et dans la chambre du grand-père, tiré dans son image, au fond du miroir ! Verre irradiant ses nervures comme une fleur naissante ; le pistil marquant son impact bien rondement.

 


 

Rêves

 

I

Je fais du ski nautique, sur l’Oise et croise, péniches en pleines trajectoires, dont une, comiquement, va d’une allure splendide, celle d’un hors-bord et dégage, par son étrave, un jolie pan d’eau. Je la regarde s’éloigner et, ceci me comble d’amusement et de joie. Sur ce fleuve, des geysers semblent sourdrent du fond de l’eau curieusement, comme si un ordre s’effondrait.

 


 

 

II

Sur la plage avant de la BMW, cette arme qui luiee dans une pénombre, long pistolet assez sophistiqué, crosse métale flanquée de plaques de bois striées, un silencieux en sus !

 

 

III

Je vois mon grand-père, - Charles, maître imprimeur, ( nommé à l’Expo Universelle de 1925, pour une affiche destinée à la FARMAN, comme l’artisan ayant imprimé l’œuvre, son dessinateur ne me revenant pas ! et brillant entrepreneur, son imprimerie fut renommée et ses bénéfices mirobolant), - pénétrer dans la pièce, le visage noirci (il vient de dessous la terre), fringuant et le regard brillant (couvert de cendres mais le regard perçant - Camus - la chute), il s’accoude au bar et, vis à vis, me regarde sereinement.

 

 

IV

Mon destrier m’attend !

 

Après quelques bouffées de flammes qui jaillissent du cratère, au centre de la pièce (je suis au pavillon dans la salle à manger séparée du salon par une porte à double battant en réalité, ici c’est une bouche de feu, et je vois la seconde pièce au-delà…).

De fortes explosions s’ensuivent et cette bouche devient grise de cendres.

J’aperçois dans le fond, après que sur ce brasier apparaissent deux chevaux de bronze ou animaux fabuleux (griffon, mandragore…) Siamois et comme soumis au soufflet du forgeron, qui ondulent comme sous l’effet de la chaleur, leur matière redevenant ductile.

Au-delà un vrai cheval noir, dont une parure bleue et franges dorées recouvrent sa croupe et court jusqu’à l’encolure.

Il m’attend et excite mon désir de l’enfourcher, de caracoler.

 

V

Je découvre cette double armoire métallique, dont les parois sont grillagée, l’ensemble dorée.

J’entrouvre la porte et vais décrocher cette pendule, de même dorée, possédant, comme les montres à gousset, un plat en rabat qui permet de plier l’ensemble. Le cadran est design et très dépouillé de ce fait une merveille d’élégance.

 

Dans l’angle de la pièce, plusieurs jeunes femmes sont assises, adossées au mur.

La plus proche est brune, chevelure abondante et ourlée, telle les stars hollywoodiennes – yeux bleus. Zoom sur sa bouche rouge, et ses dents blanches bien rangées, lèvres charnues et sensuelles. Son regard m’allume…

VI

Ejecté du vaisseau spatial, mais muni d’un balancier, je me propose d’évoluer dans ce vide cosmique et y inscrire ma danse.

 

Ici et maintenant

 

Entendu à la radio : jeune actrice (Testu ?) : le vide et le néant ce n’est pas la même chose, dans le premier l’on peut se mouvoir. Le second dit bien son nom.

 

Anamnèse

 

Lui, qui de son vivant, de retour de l’entreprise et passant enfin au délassement du foyer, jouait à nous provoquer, mon frère et moi, simulant une garde de boxeur pour nous initier à parer les coups, puis nous prenant successivement sur ses genoux, disant : “ce sera toi qui reprendra l’imprimerie, puis soudain agrippant le second et libérant le premier, ou toi !”

 

Nous savourions cela comme un jeu paternel affectueux dont le message nous effleurait qu’à peine.

 

Les plages du Nord / Villers / Charres à voile

Il nous loue chacun un bolide (bien que ma grand-mère souligne que je suis un peu jeune...!) et nous voilà lancés à tombeau ouvert, (le vent étant fort, à marée basse).

Je me souviens de l’emballement périlleux et de l’adresse dont je fis preuve pour maîtriser la machine, de la griserie éprouvée (tel certains passages du concerto pour orchestre de Bélà Bartok, ou la sensation m’est identique - rythmiques : ABCBA - ABACDEFGA- ABCBA

etc...



Dérision

Mémoire d’un antiquaire

André Malraux et le Général De Gaulle, sont, lors d’une inauguration, conjoints.

A la clôture de la commémoration, ils vont pisser ensemble dans ces chiottes lamba avec urinoir (dixit Marcel duchamp).



  • Malraux : belle pièce mon Général.

  • De Gaulle : regardez devant vous, Malraux !







Parfum de femme”



Pascal, légionnaire 2e R.E.P., paraplégique (coup du lapin..), rixe là-bas en Afrique.

Il me montre, d’un geste, ôtant son pull-over, son torse et bras tatoués. Le premier motif, sur l’épaule droite et proliférant sur l’abdomen, réalisé par un maître japonais, à partir de trois traits incisés dont l’encre en réservoir, permis la réalisation de l’ensemble (dragon dans paysage à la traditionnelle imagerie des estampes japonaises, quelques peu serpentines).

Idée pour le titre d’un polar “Trois traits pour un tatouage”.



BIBLIOGRAPHIES



1

Intimité et immensité - Lucien Hervé

photographies - Bernard Nœl - poèmes et essais

Editions Temenos



Ecrit sur l’image - Raymond DePardon

correspondance new-yorkaise - Alain Bagala

les absences du photographe.

Editions libération/cahier du cinéma.



Auto-prtraits- Textes et photographies

de Willy Ronis

Editions Fata Morgana



2

Les Antimémoires - André Malraux – gallimard



LE PROPRE DE L’HOMME

Histoire du rire et de la dérision

Jean Duvignaud - Editions hachette



3

la reprise - Alain Robbe-Grillet

éditions de Miniut



Lazare - Le miroir des limbes - André Malraux

Editions gallimard



4

Le monde des Médias - Marshal Mc Luhan

Collection point



5

Passages - michel Butor – Gallimard



Nostromo - joseph conrad – Gallimard



Le monde à ma porte - Paul Strand

éditions de la martinière



Une année dans la baie de personne

Peter Handke - Editions NRF



Dictionnaire humoristique des surréalistes

et des dadaïstes - Pierre Drachline

le cherche midi éditeur



L’homme qui rit - Victor Hugo

Le club du livre



L’ile aux fous

Les hommes en blanc

André Soubiran



Peinture

- Pierro de la Francesca - Ecole Italienne

Fin du Moyen-Age. La Flagellation




(Louvre) - psychologie de l’art - Malraux

- Sandro Botticelli - Ecole Florentine

Renaissance. La dérelita (louvre)-



psychologie de l’art – Malraux



- Brueghel - Ecole Flamande

Moyen Age. La parabôle des aveugles (Louvre)

(ici illustr)

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Mardi 22 septembre 2009




Rêve

 

Je suis dans une rame de métro, en compagnie de M. A l’instant précis de la fermeture des portes, je vois passer ma mère en compagnie de mon beau-père, portant dans ses bras un enfant roux (réminiscence de Chantal et de son fils,...!). Je pousse un cri et veux me ruer hors le wagon, sur le quai. Mais la rame démarre. Me voici de nouveau “case départ” et regarde à travers la vitre qui s’offre à moi, les parois du tunnel. Le cadre soudain s’anime d’une image de fleuve dont les eaux agitées s’incrustent d’une péniche, descendant l’Oise. Son plan est en plongée, comme vue d’oiseau. De cette vision émerge, de par la couleur du fleuve (brun vert, boueux...), le centrage du bateau*2 comme d’un trait précaire dans cet environnement agité, une poésie graphique originale. Dans mon dos, M m’enlace la taille, s’agenouillant comme pour une prière, et je souhaite me fondre alors dans cette image morose et monotone ... N’ÊTRE QU’une IMAGE...

 

Maximes

 

“ L’HOMME, C’EST UN REGARD !” Philippe- un ami, malheureusement sans nouvelle de lui, il avait fait une grave dépression et devenait menaçant. Rupture. « Verlaine et Rimbault » sans l’homosexsualité !

 

Jus de tablette

 

Réponse à Alice :“ Je suis comme un rocher, au large de la côte, essaimé. Bien sûr, je prends de sérieux coup de mer, mais, aveuglé, ressurgis.”

 

Daniel : “Le vieux Lion ne meurt jamais”

 

Dérision

 

“ Je suis à marée basse, un ou deux crabes voilà tout...”

“ Ravalomanana”, Président de Madagascar.

 

 

Lecture

 

“ Hoffmann : petits démons qu’il voit en sarabande, lors d’un souper, autour des convives.

 

Le complexe d’Hoffmann “ vivre à travers les autres” - critique du système économique occidental.

 

Surréalisme

 

Le ventre scarifié de mon amante négroïde.

 

“ J’aime ces crayons fins !” – M.

 

 

Maximes

 

“ Le diable est un Prince ” - A. France

“ Allez donc Jivaros... Réducteurs de tête... Imprimeurs

  • ...La sanie !” – Mallarmé

 

  • Ici et maintenant

 

Mon comptable me salue, puis me quitte pour s’en remettre à l’adjointe qui gère mon dossier. Après son départ, une tétine se trouve là, posée, sur la table des “revues” et suit certain ne pas l’avoir repéré en entrant. Donc, c’est ce facétieux personnage qui subrepticement le placé là, à ma vue certainement pour me signifier que je dois me faire les dents pour accéder au club des vrais entreprises qui performent. J’y vois dérision et encouragement à la fois car, pour cette année, mes résultats sont meilleurs mais insuffisants pour justifier un réel salaire. Je me suis impliqué dans la comptabilité, deuxième lecture - et il se moque et m’encourage toutefois pour cet exploit.

 

 

Rêve

 

Dans l’errance de mon rêve, je parviens en vue d’un château, style classique, et, en contrebas, repère une statue, d’une blancheur immaculée, qui orne la façade, en symétrie, flanquant la volée d’escaliers, demeure florentine.

 

Je m’approche et sous mon regard scrutateur, la statue s’anime, s’incarne (ici ma joie d’enfants devant ce prodige) : en habit d’époque, ceux d’un page, le type du jeune Italien, teint basané, oeil sombre et enjôleur, doux et secret. Il se tourne vers moi et dit : “ce n’est pas si grave, va vers cette demeure, là-bas” dépendance du château, très ancienne et à demi ruiné, toujours debout et enlacée par la végétation. C’est l’hiver, car seules les lianes et bras du réseau végétal sont visibles, le tout formant un cube.

 

Digressions: 1/personnage que l’on penserait tiré d’un tableau de

PIERO DE LA FRANCESCA - “La Flagellation”, celui ou le christ subit les outrages en arrière plan lors qu’au-devant de la scène la figure d’un jeune homme en palabre avec ses contemporains, se détache, le tout dans une perspective à la fuite très marquée.

 

Ramifications dans le réel : ma présence comme animateur du stand de l’association (green ecology). Mes diverses conversations avec mes interlocuteurs sur tous thèmes allants des déchets nucléaires (curieusement un spécialiste de la question n’a pu se départir du souci réel que pose le recyclage de ce déchet s - pierres et site géologique parfaitement imperméables - bassin parisien - site géologique du 1er millénaire offrant les garanties requises pour ces transvasements, le tout pour un coût très élevé aux vues de la maîtrise d’œuvre).

 

Très graves manquements dans l’information du citoyen sur les risques collatéraux engendrés par le recyclage des déchets. On voit, avec stupéfaction, que le ministre de l’énergie est impatient de nous annoncer la mise en chantier du dernier projet de réacteur (EPR).

 

Je citerai ici, dans ma stratégie muséale, pour convoquer la grande peinture, le tableau de Breughel “La parabole des aveugles” où à la queue leu leu, une main sur l’épaule, ceux-ci marchent vers l’abîme.

 

Dernier exclusivité, 4 écolos font la grève de la faim pour protester contre ce projet higt Tech...

 

Nous acquiesçons au rôle des plantes (poison ou médication), valeur du magnétisme, en passant par les actions à mener : ...ramassages des déchets etc. enfin la visite de VIP’S et quelques photos de journaliste pour la presse régionale. Déco du stand, (fresque abstraite sur la ruralité et deux affiches pour promouvoir l’asso. Pimpantes et logo trash). Si ce n’est, beaucoup plus tard, à ma stupéfaction, devant rééduquer mon bras gauche, humérus fracturé suite à une chute, de découvrir ce jeune kiné semblable à mon rêve officiant dans une ancienne demeure du XIXe siècle, pavillon cossu mais déjà battu en brèche par le temps, redoublant d’une information capitale pour moi, ici se réunit le xxxxxxxxxx, institution dont le pendant à la défense joua un rôle plus que suspect dans le dénouement et l’initiation de la guerre qu’on me fit pour me spolier et forcer à la démission.

 

Ici et maintenant

 

Au château de Grouchy, à l’abandon, petite roseraie à l’antique. Jardin aux colonnades tombées de-ci de là, ornée d’une fontaine en marbre rose, de style baroque. En piédestal une statue de femme drapée et nue, remarquable sculpture d’un mouvement gracieux : bras replié sur le sommet du crâne dans un geste pudique. pour se cacher la face. Sans toutefois ne déroger au plaisir que sa beauté lui procure.

 

 

Rêve

 

Je suis “à la maison”, toujours garnement et inventif. Du premier étage, je prends appel sur la rampe (je suis nu !), m’assure, après m’être projeté dans le vide, sur le pommeau de la rambarde du palier, et, possédant une musculation exceptionnelle, opère une rotation qui m’entraîne au pied d’une armoire à glace, et son miroir, quadrillé de fixation juste perceptible, ne parasitant pas l’image mais lui donnant une sérialité très contemporaine.

 

Ici tel un petit singe, aux Indes, peuplant les temples bouddhiques, qui virevolte et produit beaucoup d’acrobaties.

Tel un rappel au théâtre, “un bis”, je réalise à nouveau l’exploit.

 

 

Me mirant dans cette eau et dans un semi pénombre, soudaine l’image renvoyée est celle d’adolph Hitler, qui s’affiche comme par magie dans le miroir. Il est adolescent, mais dans son costume de « furher ». L’effroi m’étreint, et dans le doute me retourne et constate que l’image est projetée, lanterne magique, par un tiers.

Une femme ôte son masque d’Adolphe et commente à son époux mes comportements. “Il est encore à se passionner à quelques jeux troubles, comme nous le sommes habitués”, cela dit avec une déception évasive. Puis je vois cet homme, son compagnon, le philosophe “Christian Jambet“, spécialiste de l’Islam qui me regarde d’une façon bienveillante.

CLOWNERIES A MEDITER !

 

Ramifications dans le réel : Quelle ne fut pas ma surprise d’assister au salon du livre, à la radiodiffusion d’une émission de France culture pour promouvoir une revue, d’écouter, du même auteur, une violente attaque contre l’impérialisme américain opposant la foi en l’éternité, de l’Islam à l’athéisme des agresseurs.

 

J’évoquerais ici, dans ma nouvelle passion, pour inclure une référence à la peinture, un tableau qui ancre mon rêve “La Derelita” de SANDRO BOTTICELLI, ou le christ est seul, dans l’enceinte d’un château, assis et pensif, méditant, prostré !

Déréliction, déception, déréalisation...

 

À SUIVRE…

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Vendredi 18 septembre 2009

Anamnèse

 

Conséquence des crises de folie de mon père, ma mère est en maison de repos (après une tentative de suicide). Entre temps, nous vivons, mon frère et moi, avec “Pépé et Mémé”, un pavillon mitoyen. Ils possèdent une chienne « lévrier » « Diane” dont la niche fait l’angle du jardin, flanquée d’un petit carré de pelouse, sis au second pavillon. Suite à l’absence prolongée de ma mère et très jeune encore, d’instinct pour retrouver de l’affection et une chaleur animale salvatrice, je prends “le pli” de dormir dans la niche avec l’animal. Malgré les premières réticences de ma grand-mère, j’adopte ce “style de vie” pour un bout de temps. Etait-ce diurne pour un tel heure sans doute, car nocturne avec le grand froid se fut autre chose…Je ne peux le dire. Un jour, soudain, ma mère convalescente, de nouveau présente, apparaît dans l’embrasure de la fenêtre de la salle à manger (du pavillon mitoyens – en fait celui de mes parents) et m’apercevant de loin, s’écrie: “Je ne veux pas qu’il dorme dans la niche du chien”.

J’étais l’enfant sauvage !

 

 

Ici et maintenant

 

LE CHEMIN DE HALLAGE À ERAGNY

Les berges de l’Oise. À cet endroit, est dédié le dimanche (un peu à l’image de la voie expresse rive droite à Paris) aux rollers skate, vélos, promeneurs, exception faite des autos et motos. Juché sur mon moutain-byke, je parcours dans les deux sens cette enclave très fréquentée et du haut de ma position, tel un gros poisson dans un aquarium au beau milieu des ses semblables, du petit au plus gros, je nargue mes corréligionnaires, légèrement ironiques et pour certains, une connivence s’établit; empreints d’un sourire, jolie madame !

 

 

Anamnèse

 

Chez Mme Mile - l’épicière

Dans l’arrière-boutique où nous nous sommes réfugiés, par la terreur inspirée, nous croyant bien caché. Mon père, en pleine crise, après avoir pris sa 203 Peugeot et son flingue, fait le tour du pâté de maison, plusieurs fois sans s’arrêter, à notre recherche, y apparaît et suspens à la Hitchcock, s’enquiert auprès de l’épicière de notre présence - elle lui répond par une dénégation - repart de ce pas, sans plus. Angoisse et soulagement ! Quelques heures auparavant je l’ai surpris terrassant ma mère, la tenant à la gorge et à deux doigt de la poignarder (couteau de cuisine grand format). J’apparais dans l’embrasure de la porte du salon qui communique avec le corridor. Il me voit, suspend son geste ou marque une pause. Ma mère en profite pour se dégager et se sauve. Elle a eu le temps de refermer la grille et celui-ci tente de l’ouvrir, 1,80m - 90 kg, demi de mêlée au rugby, pas un gamin quoi, mais elle, dans sa terreur, trouve l’énergie incroyable de maintenir le bras de fer et la porte continue de faire obstacle au pugilat prochain. Puis s’enfuie dans l’avenue ou seul, un rital électricien a le courage d’ouvrir sa porte de jardin et de la recueillir lors même que le fou furieux la poursuit... (d’autres voisins lui interdirent leur porte !). Il avait des couilles le « Père Gros » ! et du sens froid car, dans ce cas, il fut le seul à se manifester et à prendre le risque du duel et de l’échauffourée. Plus tard, d’ailleurs sa fille devint ma marraine. Souvent, lors que son emploi du temps le permettait, il nous emmenait en tournée avec lui et après maints arrêts au troquet (nous buvions de la grenadine...) rentrions. Sa femme, aussi forte personnalité dévouée aux enfants. Donc un gros bon point pour les artisans et de plus italiens, vivre l’émigration...

 

Amboise en camping.

« Il pleut à sceau » et mon père est sorti dehors, torse nu, pour exécuter une danse d’indien autour de la tente, sorte de rituel du scalp, prémices d’une crise prochaine. Entracte - Il nous a payé des pistolets à bouchon et mon frère et moi nous flinguons allégrement, seules quelques brûlures, émaillent nos rixes.

Il est ressorti de l’hôpital récemment et comme à l’accoutumé, le premier temps son chaleureux puis cela se dégrade (la maladie faisant son œuvre). Cette année-là ils décidèrent de camper au bord de la Loire (Amboise), passé les premiers temps, il se choisit pour compère un clochard avec lequel il devint inséparable, disparaissant - nous laissant seul.

 

 

RENZO COIFFEUR - époque pré tragique

Mon père nous emmène chez son coiffeur, aux Champs-Élysées. Un Italien exubérant et très disert. Il nous taquine et pendant la coupe, nous divertit et insinue “qu’il va nous couper les oreilles”, thème récurant à chaque visite, qui suscite illico notre fou rire mais aussi notre sérieux par cet arrière-goût de terreur enfantine.

 

 

 

LA ROBE À FLEURS - la réalité-littérature

Mes parents nous emmènent en promenade en forêt. Ma mère porte une superbe robe imprimée à fleurs rouges sur fond blanc cassé, très visuel !

Une hémorragie la surprend et mon père, nous rapatrie en trombe sur Paris. Depuis, je ne pus me déprendre de l’analogie entre ces saignements qui couvraient les motifs floraux et ceux-là mêmes.

 

Les aiguilles à tricoter, en arrière plan ! comme un aveu !

 

 

Lieu de mémoire

 

Ma grand-mère : «Tu en feras des choses que les cochons écrouleront”

 

Alice au téléphone : “Il était rayé”.

 

“Parole sans pensée n’atteint jamais le ciel” Hamlet-Shakespeare.

 

 

Rêve

 

Profondes résonances qui se composent en fugues harmonieuses.

 

G... me rend visite et me confie un cheval noir, trépignant, magnifique de sveltesse et de grâce. Je le saisis, il se cabre et m’entraîne au loin... comme dans un conte.

 

 

Sexe

 

LE COMPLEXE DE NEZ DE CUIR” - Roman de Jean de La Varende

Ma mère m’a fait lire, adolescent, ce roman. Le héros s’échappe à la nuit, enfourchant son destrier, écume la région, abusant du droit de cuissage. Ce « nez de cuir », qui lui masque le visage, nous le pensons hérité d’un duel ou autre rixe aux couteaux. Métaphoriquement, il évoque sa sensualité, son endurance, son intempérance, son jusqu’auboutisme ! Un charme profond d’aventure, de poésie gît dans ces pages.

Je me suis surpris, à reproduire ce comportement dans mes “virées” nocturnes à la recherche d’une prostituée, dans les lieux qu’un premier repérage m’avait révellé, faisant du “lèche-vitrine” ou, plus, souhaitant retrouver celle qui la veille m’avait aimé. Il y a un ésotérisme de la prostitution et, peut-être, le “corps astral” entre-il pour quelque chose, dans la recherche de cette étoile, qui est dans le ruisseau (“aux berges du désir” Montherlant).

 

 

Lecture

 

MALLARMÉ ET L’ART

Il faut être l’élu des Muses. Elles vous comblent et vous accompagnent, sans jamais vous désoler.

 

“Parfum de femmes

 

La statuette grecque que M. m’a offert, d’une posture élégante et gracieuse, les deux bras repliés et relevés derrière la nuque, une jambe infléchie, sous un drapé, épousant le déhanchement subtil du bassin, en fait certainement l’incarnation. Et je me suis surpris, dans une posture analogue, en lisant les poésies du maître.

 

Anamnèse

 

Contre la sujétion de ses hôtes, il ne voulue pas dilapider sa fortune

- son héritage - en Espagne (au jeu...), bien qu’il fit plusieurs fois le voyage (col du Perthus etc.). C’est une petite pension, à Port-la-nouvelle, pour les marins de passage...

 

Il avait rendez-vous avec les psychiatres de Narbonne, pour un contrôle de routine ou plus (ce n’était pas son premier voyage et déjà les séances d’électrochocs faisaient leur effet). Toutefois l’institution n’avait pas conscience (ou prescience) du risque qu’il prenait, de conduire dans son état.

Mon père, après avoir pris sa voiture, s’est “scraché” à l’approche d’un pont, en pleine ligne droite, et par quel diabolisme, par un stress soudain s’y jeter sous ! Il m’affirma avoir vu un personnage lui faire signe (trauma hallucinatoire...). En réalité un mini car d’enfants se proposait de le croiser en cet endroit.

Voiture plié et conducteur hospitalisé - jambe cassée, multiples contusions, bassin fracturé.

 

La gestion externalisée des malades mentaux, (ils coûtent trop cher d’entretien en interne, et sont lavés de leur handicap pour cette excellente raison, guéris ! - Dernier "scoop" à Avignon, ou un jeune s’est pris 2 coups de hache et piquer sa mobylette... on recherche le coupable, mais un hôpital psychiatriques est proche ; l’énigme est peu épaisse...).

 

Je le visite à l’hôpital et, son voisin, un vieux rassi, geins et se plaint. Dans la chambre, en visiteur, j’écoute. La vue de mon père brisé et ces requêtes du collègue alité me poussent « hors de mes gonds. ». Je lui ordonne de se taire, le menace, par un excès de langage, “de le passer par la fenêtre...”.

Mon père pris peur à la violence de ma réaction (l’a prit-il pour lui, dans son hébétude !), il me montre ses mains pour me signifier qu’elles sont “vierges” de tout crime. Belles mains fines aux doigts longs, celle d’un sujet intelligent et sensible.

 

 

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Jeudi 17 septembre 2009

En hommage à Peter Hanke, pour son livre “une journée dans la baie de personne”

 

AUTEUR / Pixello

 

A mon père

 

“ Pierres précieuses éclatées ” 

Petits diamants que j’amasse,

qui me font toute la lumière.

 

Errance

 

Rien ne sert

de courir,

il faut crever à point.

 

Le saule du parc des Larris est tombé par la fragilisassions de ses racines, à la formation de l’étang, lors de fortes précipitations.

Jolies feuilles dont le pourtour et les nervures sont constellées de givre. Effet paillettes. La pie vue,
le rouge gorge to

!

  • Chat noir en exergue, se tenant sur un muret, celui d’une bâtisse en ruine, recouverte de lianes et autres végétations de terrain vague (sortes de fleurs de laine...). Sensation d’une image méphitique.

 

 

 

  • Picvert en anglais ? woodpicker - LA DOUCEUR/DOMINIQUE. Lors qu’elle se réajuste, (elle est sortie de l’auto). De la vitre, un cadrage parfait - string qui trace bien ses hanches et dégage le triangle de son sexe en le masquant.

  •  

“Et avant1 - le monde pré-adamique” ( souvenir d’enfance: devant le miroir de l’armoire de chambre des parents - vertige à la réitération du concept et fuite hors les murs ).

 

 

“ Vas donc faux artiste, faux peintre, faux...tographes.” Charles Baudelaire

 

 

Malraux / Les antimémoires2: la longue marche / Mao -

Episode de la prise du pont suspendu, à demi détruit. Acrobates guerriers se faufilant sur ses rayons et remportant la victoire sur les sbires de Tchan Kaït-chek! Emblème des maillons qui devient celui de l’abolition de l’esclavage (logo).

 

Aristo colonial ancienne mode et ses incursions en jungle: remise de la médaille “ au pied d’éléphant ” pour les rescapés, les non-piétinés de son équipée.

 

Arlequin3 - 3e millénaire, Irak - personnage fait de haillons diverses.

L’antiquité ne connaît pas le rire dans l’art.

 

Anamnèse/1

Maman à la clinique, en convalescence, après une tentativee de suicide (s’enferme dans la cuisine, allume le gaz, se met la tête dans le four...) se promène dans le parc en notre compagnie (ses deux garçons), et nous contemplons, sur une légère avancée de terre, en surplomb d’un ruisseau, un plan de glaïeuls ou lis rouge, foisonnant. Je possède un pastel d’une artiste russe, qui servi aux décors de ballets, semblable à ces fleurs insurgées. Malheureusement celui çi viens d’être “brullé” par les boss du garde-meubles à qui je louais des containers, ceux-çi après menace et tentative de se faire payer les loyers exhorbitants qu’ils exigent, s’autorisent par la loi à détruire les biens des débiteurs...Monde de Nazis... (voir Perreira… vexin)

 

 

 

Anamnèse/2

 

Tu avais crié “mort” (un peu comme dans les histoires extraordinaires de Poe - Ligeia, la chute de la maison Usher..?), en te penchant sur une presse à imprimer, lancée à pleine vitesse, tintamarre qui protégeait ma cathartie de l’auditoire. Toutefois, le patron l’entendit, mais ne marqua pas le coup. J’étais l’auteur du travail qu’il roulait et de plus, ne pouvait savoir mon désarrois du moment. En effet mon père venait d’être opéré (cancer du poumon) et la suite se présentait sous de sombres augures.

 

 

 

Anamnèse/3

 

Mon Père, en réanimation après l’opération. Je m’approche de son visage et lui parle. Les cordes vocales coupées, un timbre faible et rauque soutient ses mots. J’ai du mal à l’entendre clairement et lui ôte le masque de réanimation. C’est plus audible mais, à mon départ, sidéré et ému, j'omets de le lui remettre . Ce qu’il fit.

 

 

Dérision

 

RPR/ rassemblements pour les rats - UDF / UNION DES FAUX CULS - MRG / “MARe” DE LA GADOUE - PS / POUR SOI - MEDEF / merde aux français - LCR / rassemblement de Lieux communs - FN / FRONT NATURISTE - PC / PARTIE CHARNUE - Le mien : RCP /RIEN NE SERT DE courrir, IL FAUT CREVER A POINT Des proches : FLNJ FRONT DE LIBERATION DES NAINS DE JARDINS - modem = démon (anagramme) –

 

 

Divination

 

Tortues vivantes sellées d’un cierge pascal.

Platine audio en rotation et chausson de patin à glace, fiché en son milieu.

 

Anamnèse/4

 

Te souviens-tu de cette indienne, qui t’accosta, dans le parc de Bécon, jouxtant la Seine, orné de pavillons exotiques recyclés de l’expo universelle (le pavillon indien, la datcha russe - le premier sert aux jardinier, le second est le musée Roybet-Fould, contenant de belles sculptures de carpeaux et peintures d’histoire de Roybet célébrant les Gascons, l’époque des Mousquetaires et tout cet apparat des films de capes et d’épés, si charmant...quelques anecdotes en sus), encore qu’accompagné de ta femme ! Etais-je la réincarnation du Bouddha ou l’un des dieux innombrables qui peuplent la religion hindou, pour qu’en son esprit, l’hommage s’imposa ! Certainement sa perception d’un état d’âme proche du boudhisme avec son caractère hypnotique et polysémique, l’intrigua.

 

“ Vas donc faux artiste, faux peintre, faux...tographes.” Charles Baudelaire

 

 

 

Lecture+Rêve

 

Alain robbe-Grillet3 - La reprise.: vision d’une aire débroussaillée après celle, enchevêtrée d’un terrain vague. Apparition d’une zone de marais ou d’effondrement lorsqu’elle restait invisible auparavant.

 

Michel Leiris - Journal 1929-1989. Concept du journal: s’opposer son cœur comme on s’oppose une maison, un arbre !

Le training - non pas écriture automatique mais penser en demi-cercle. Ascèse tibétaine (analogie sexuelle/la masturbation). Des mots qui ne sont pas simplement des mots. Le demi-sommeil comme tentative de parler vrai ! (Desnos - pour dire Gestapo, il dit “j’ai ta peau”...mort à Auchwitz)

 

 

Anamnèse/5

 

En forme d’absolution et dans les prémices de l’opération à laquelle il succombera, mon père qui est conscient du fait d’avoir attrapé les oreillons* par mon biais, (en réalité c’est mon frère aîné qui l’a contaminé - moi, le premier, les ayant contracté... ). Il se prépare à une grave opération du poumon et me confesse (quand à la tragédie qui fut la notre) - qu’après avoir eu la tête en “ballon de foot”(encéphalite), cela se passa puis plus rien. Sinon une lésion cérébrale, entraînant un comportement schizoïde. Le poisson ne sait pas qu’il est dans l’eau*4. Trente ans d’enfermement et des années de semi-libertés qui apportèrent un peu d’humanité dans son enfer terrestre.

Souhaitant me soulager d’une culpabilité que lui même avait pointé du doigt plusieurs fois mais dont je n’avais pas mauvaise conscience, l’accident relevant de la contagion. Néanmoins comme St. Julien l’Hospitalier, j’étais parricide involontaire.

 

 

4* dont les complications provoquèrent sON ENFERMEMENT.

 

 

Içi et maintenant

 

Grande marche le long de l’Oise et sur le pourtour des étangs. Muni de mes jumelles, j’observe à loisirs, la berge affrontée et les oiseaux. Un bourgeonnement sourd de toute part et les genets sont en fleurs. Maisons sur les rives : “Le clos d’eau”, dédicace sur le portail de l’une d’elles. Les maraîchers - La réserve d’oiseaux des étangs : Foulques, canards, poules d’eau ... cygnes immaculés, mouettes en sarabande. Couché de soleil.

 

 

 

Dérision

 

- MADELIN : “CE BOMBA TRÈS LONG” POUR CE COMBAT TRÈS LONG

  • JOSPIN “SOLIDARA- RAT- RITÉ” POUR SOLIDARITÉ.

 

Lyrisme

 

NELSON MONFORT, JOURNALISTE SPORTIF “ ET CES DEUX LÀ, PATINENT SUR DES RIVAGES QUE SEUL, L’AMOUR CONNAIT ! ”

 

Lecture

 

Anatole France: “ L’homme, cette moisissure“

 

Anamnèse/5

 

“Ce qui me fait signe”- Maurice merleau-ponty qui fut, un temps, le professeur de philosophie de mon père, au lycée...?(00, Mr. Champagne...). Bref rappel de la fin de cet auteur: part pour l’URSS, est arrêté par la police de Staline, à son arrivée, puis, inculpé d’espionnage, déporté, décédé !

 

 

Poêsie

 

Sans retour sur la terrasse

Miroir des âmes évanescentes

Silence doré des soirs d’été

Murmure des eaux

MURS - blancs de peur

Arborescence d’oiseaux migrateur

Soleil des cœurs évanouis dans la chair des femmes rebelles

Le bleuet des soldats de la Grande guerre.

 

Théorème À MINI – ma chatte

Fauve nocturne et fidèle aux glaces vagabondes

Dans la tranchée des espoirs déçus :

Tige abhorrée des couleurs,

arlequins de pierre

Cerises aux grilles des banlieues

Echancrure de toiles, monolithes et flèches du temps

Biface des architectures de verre

Soldats en armes, festons des palais

Ailes déployées du drapeau tricolore

Pour un 14 juillet dans sa bastille à prendre.

 

Rêve

 

Sous le ciel étoilé, un chœur céleste.

Shlegel : “ la musique secrète qu’entend le sujet esseulé ”.

 

 

Lecture

 

“ j’ai vue la beauté même et les grâces dormantes. Un doux ressouvenir de cent choses charmantes me suit dans les déserts.” - Jean de la Fontaine.

 

 

Live

 

CONFÉRENCES THÉODORE MONOD “ La 2000 e pierre recensée”

 

SOLIEJNITSYNE/apostrophes :“ Tout en construisant un mur, je pensais à des scénarios de pièces de théâtre” Mémoire des camps.

 

Bafouilles

 

“dans le dernier labourage” commentateur TV jeux olymiques slalom géant ! - suivre la retransmission de “roquet sur glace” etc...

 

Invective

 

“ Vas donc faux artiste, faux peintre, faux...tographes.” Charles Baudelaire

 

 

à suivre….

Par pixello - Publié dans : flipper - Communauté : blog artiste
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Vendredi 7 août 2009




Bon après quelques péripéties pour trouver l'hôtel, je suis belle et bien arrivée.
Pas de soucis pour les vols. 
L'ambiance indienne me manque déjà face à la distance sociale coréenne, ici pas d'excitations ni de communications expansives :)


Séoul à l'air d'une ville tentaculaire. Je suis curieuse d'en voir les bijoux qu'elle cache
Nous sommes logés dans un hôtel assez luxe, dans un quartier d'affaire et loin de l'école, dommage... Tant pis il ne s'agit de rentrer ici que pour dormir, l'ambiance conviviale des auberges de jeunesses me manque un peu du coup :)
enfin on va pas se plaindre tout de même!

je vous embrasse bien fort!


Alice.


 

Coucou papou,

Jusqu'ici tout va bien, hier on s'est bien fait saucer avec une mousson d'enfer comme je n'avais encore jamais vu !
Trempée jusqu'aux os, tu te réfugie dans les salles de cours où l'air conditionné marche à fond les boulons et là tu te pèles les miches:) C 'est marrant cette façon des asiatiques d'utiliser l'air conditionné à outrance alors que nous européens qui sommes sensés être habitués au froid, on frissonne !
Pour le moment je me régale avec la cuisine coréenne proche de la cuisine japonaise, mais épicée comme l'indienne.
Ici ils mangent du chien et des poulpes vivants ! Mais attention avec le poulpe vivant il paraît que certain sont déjà morts étouffés par un poulpe :)))
Je suis des cours de céramiques (ça, ça me plait), des cours de Coréen (un peu plus dure, mais la langue est beaucoup plus facile à apprendre que le Japonais ou le Chinois) et des cours sur l'art et la culture populaires en Corée moderne (cours de cinéma).
Plus tard j'aurais aussi un cours de calligraphie, je crois.
Bon mais du coup la semaine est assez prise par les cours et je n'ai pas vraiment eu le temps de barrouder dans la ville, c'est un peu frustrant, enfin le week-end arrive!
Séoul est une ville de la nuit, la journée les coréens s'enferment dans de gigantesques supermarchés et les rues ne sont remplies que de voitures. La ville est loin d'être à l'échelle humaine, chaque boulevard comportent 8 voies (rares sont les embouteillages), les distances d'une station de métro à une autre sont énormes, ce n'est définitivement pas une ville pour piétons!


Pour ce qui est de l'ambiance , un peu frustrant aussi, le groupe est surtout composé d'américains coréens ados et pétés de tunes... qui sortent tout les soirs dans les bars ou clubs pour se raconter leurs exploits le lendemain..."si je te jure, j'étais vraiment bourré..."
Bien sure je fais partie des plus veilles puisque l'age moyen est de 20/21 ans...
Enfin je vais bien finir par trouver mes repères !

J'espère que ça roule à Nogent et que ce n'est pas encore la canicule.
La grand-mère a-t’elle retrouvé la santé ?

je t'embrasses très fort!

Alice


Alice à Séoul

 

 

Nouvelles fraîches, chaud devant :)

 

Bon tout d'abord hier j'ai enfin mangé hier mon premier poulpe vivant : octopus !

À vrai dire je ne l'ai pas vraiment mangé vivant, il a succombé dans la marmite avant de finir dans mon ventre.

Mais ce fut un beau spectacle, presque artistique lorsque l’encre noire gicle de la tête de la bête !

Que de cruauté ...

Ce week end un petit trip est organisé par l'école à 5 h de bus de Séoul, on va voir un des temples les plus importants du pays , puisque c’est celui où ce fait « l 'ordonnance" (corrigez moi si je me trompe…) des jeunes moines et nones.

Le japon n'est finalement pas si loin, on peut y aller en bateau depuis le sud du pays, mais ce sera pour un autre voyage !

 

Je suis fatiguée, je vais me coucher :)

 

Plus tard :)

J'espère que tu vas bien ?

 

Je t'embrasse très fort !

 

Alice

 





Der

Waouuuhhh plus qu'une semaine déjà et c’est le départ... J'arrive le 8 Août prochain à Paris!
et voici mon petit programme pour le mois d'Août : une bonne nouvelle et une mauvaise pour toi...
La mauvaise : je ne passerai pas par Nogent tout de suite à mon retour.
La bonne : je passerais à Nogent ! ( à partir du 24 Août.)

Bon depuis le poulpe vivant, j'ai testé les bains publics (non mixtes bien sûr) = bains au thé vert, bain de boue, bain froid, chaud, bouillonnant, pétillant, sauna... après tout ça tu peux aller te restaurer et faire la sieste, voir même y passer la nuit dans des grandes pièces toutes en bois où tu feras bien attention de ne pas choisir celle où un ronfleur est déjà installé...(à moins de vouloir faire une compétition). Les bains publics : chilchilbang n’est pas cher du tout et tu peux t'y enfermer la journée entière.
La fin du séjour approche et donc les examens aussi... je vais essayer de faire de mon mieux ... enfin je n’ai pas non plus bossé à fond... Je me sens un peu emprisonnée parfois à passer mes journées à l'école puis rentrer le soir à l'hôtel...


Enfin cela aura été une autre façon de découvrir une culture :)
Ah si, cool, demain on doit aller rencontrer un chaman… Dans le cadre d'un cours. 
Les Coréens descendent des peuples nomades de Mongolie, Kazakhstan... ils restent pour le moment encore quelques chamans, aujourd'hui ils savent très bien mener leurs carrières et devenir médiatiques, comme les autres stars :)
Les Coréens ne s'y intéressent plus, se sont majoritairement les anthropologues et chercheurs étrangers qui aiment traiter du sujet.
Bref j'ai quand même appris pas mal de choses ici, que je n'aurais pas pu trouver dans les guides, c’est sur :)


Je dois surtout bosser mon Coréen, en plus c’est une langue assez abordable beaucoup plus que le chinois ou Japonais. 
Pour lire, il te suffit d'apprendre l'alphabet composé de 24 signes et c’est parti mon kiki, après reste à apprendre des caisses de vocabulaire... Bon allez, un peu de courage , je vais me mettre un peu au boulot ce soir: )

Ah oui j'oubliai :  je suis partie sans mes adresses, peux tu me renvoyer la tienne et celle des grands parents à Marolles SVP
(pour une petite carte bien sure:)
 
Je t'envois pleins de bisous+

Alice


Par pixello - Publié dans : voyages mag - Communauté : racontages en couleur
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Mardi 28 juillet 2009



A Dali " la bataille de Tétouan "

1
Hordes de Huns qui fondent sur l'Europe.

2
Deus ex machina
Ou 2 " sexe machine "
En hommage ˆ James Brown

3
Elle n'aura pas lieu.

4
Les grands voyageurs
" A 4 pattes " Bashung

" Les grands voyageurs
Laissent des ardoises aux Tuileries

A des égéries...en souffrances "

5
Quinte - poker ou rami
ou de " Toux "

6
Sixte Quint - Pâpe

7
7 fois " je t'aime "
ou cette fois ?

8
" ... !"
Chuintement

9
Rien de...

10
Indicible

11
Traction avant Citroen

12
Les Apôtres

13
"A table " !

14
Louis

15
" disparu Brian Jones, Geoges Harrisson Idem Jimmy Hendrix " Gainsbourg/Birking

16
La veuve - la guillotine 50/51 des voix

17

Ratage -Louis s'est perdu dans les sables... - l'aiglon ?


18
Il a vendu son cheval !

19
L'idée - Citroen

20
" Le pinard, ça devrait être obligatoire "
Coluche

21
La dŽesse, encore elle...La star de la suspension etc...Mythologie (Barthes)


22
" Vla' les flics "

23
Jean - Polonais et saint...

24
Le Mans, la course, cette annŽe " Peugeot " Hourrah !

25
Le nombre des lettres de l'alphabet

...

Et pour la route....


100
Se faire du mauvais....pour l'actualité et ses prolongements dialectiques....

36
- Les congés payés...
- Adolphe récupere la " Rh Ur ", annexe l'Autriche et la Tchéquie...`
Lorgne sur la Pologne...Carré d'as !

51
Mon année de naissance

75
vas-y !

89
l'année sainte ! mais la•que !

1515
Marignan

93
La république(très court), la seule constitution démocratique...

A suivre...

D'autres chiffres pour la " bataille "....
_________________________________________________________________________________________



Par pixello - Publié dans : blues blog - Communauté : trop dure la vie....
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Mardi 21 juillet 2009





Poésie transmentale, libérée des mots afin d’exprimer d’avantage : le zaoum.


Par le « zaoum » total ou affectant partiellement un texte, Khlebnikov et Kroutchenykh entendent dépasser le sens des mots communs. Cette idée d’une langue abstraite qui parle sans recours aux mots usuels va grandement intéresser Malevitch qui rêve d’un semblable radicalisme appliqué à la peinture. Leur travail commun va faire entrer l’art et la littérature russes dans une voie nouvelle, l’alogisme – et à lui seul, ce mot manifeste une volonté de sortir de l’expression conventionnelle. Passant ensemble l’été de 1913 en Finlande, à Uusikikko, Matiouchine, Kroutchenykh et Malevitch rédigent et publient un manifeste (ils y associent également D. Bourliouk et Khlebnikov) contre : "  la couardise et l’immobilisme », contre « la chétivité artistique » et joignent les forces de la poésie et des arts plastiques afin de :

 

« 1/ Détruire la pure, claire, honnête, sonore langue russe, émasculée et gommée par les langues des manitous de la critique et de la littérature. Elle est indigne du grand peuple russe !


2/ Détruire le mouvement vieillit de la pensée qui suit la loi de la causalité, le bon sens édenté, la logique symétrique, l’errance dans les ombres bleues du symbolisme, et donner la pro-vision créatrice du monde véritable des hommes nouveaux.


3/Détruire l’élégance, la légèreté et la beauté des artistes et des écrivains bon marché et prostitués, en faisant paraître sans relâche de nouvelles et de nouvelles œuvres en paroles, dans les livres, sur la toile et le papier… »

L’ensemble constitue une allusion à la querelle que font les futuristes au soleil et à la lumière : la silhouette sombre du librettiste de la victoire sur le soleil masque en partie l’astre solaire qui n’émerge vraiment que dans l’angle supérieur gauche ; on l’imaginerait chantant comme dans l’opéra :


«  Le soleil s’est caché

Les ténèbres ont tout envahi

Prenons tous nos couteaux… »


Victoire sur le soleil – opéra

 

 

 

 

Certes, Du cubisme de Gleizes et Metzinger pose que «  le peintre a le pouvoir de rendre énorme ce que nous estimons minuscule, infime ce que nous savons considérable : il change la quantité en qualité », phrase que Matiouchine a singularisé dans son compte rendu de 1913 et que Malevitch reprend a son compte lorsqu’il écrit : « L’échelle ici n’est pas seule en question et l’on se trouve finalement plus proche de l’analogie telle que le manifeste technique de la littérature futuriste (1912) de Marinette la définit : « L’analogie n’est que l’amour immense qui rattache les choses distantes, apparemment différentes et hostiles. C’est moyennant des analogies très vastes que le style orchestral, à la fois polychrome, polyphonique et polymorphe, peut embrasser la vie de la matière » ; et plus encore de ce»  très haut degré d’absurdité immédiate » que le manifeste du surréalisme réclamera des images.

 

 

 

De tout temps, la peinture de natures mortes a pu se prévaloir de nombreux amis. Connaisseurs et collectionneurs ont su apprécier, à toutes les époques, l’habileté du genre, au même titre qu’ils éprouvaient de l’attrait pour les objets représentés, pour la composition et le sens plus profond émanant du détail ou de l’ensemble. Au début des Temps modernes, la fascination sensuelle et la splendeur décorative, comme d’ailleurs la dimension symbolique du contenu et le style pictural, ont permis de porter un regard plus pénétrant et plus nuancé sur les objets de la vie courante, qui ainsi ont été placés à jamais sous le signe de la beauté.

 


 

 

La nature morte en photographie


Toutefois, dans l’échelle de popularité des sujets, les natures mortes ne venaient qu’après les portraits, les vues de villes et les paysages. Ce n’est qu’avec l’avènement de la photographie en couleur au tournant du siècle qu’elles gagnèrent en popularité. À l’époque de la « photographie d’art », ce sujet servait à expérimenter les différentes techniques de reproduction et d’expression. Elles furent également fondamentales pour les générations suivantes et contribuèrent au développement d’un nouveau style d’épreuves, basées sur la vision réelle des choses, un style qui fut repris par la photographie publicitaire moderne.

 

 

De l’arcimboldisme


« Sans épiloguer, comme on pourrait, sur le douteux emploi de l’adjectif « grotesque », je soulignerai l’indignation d’un critique assez sérieux devant un phénomène pour lui inadmissible : l’animation, l’humanisation, de la nature morte.

Phénomène pictural qui m’enchante au contraire, comme il me semble qu’il enchante de plus en plus les hommes pour lesquels le spectacle de l’art est devenu illumination, source de joie, aujourd’hui.

Ce n’est pas tout, car l’observation de ce que j’ai nommé phénomène, & qui en est un au meilleur sens du terme, va nous conduire à remarquer dans la peinture d’Arcimboldo l’emploi d’une troisième, sinon même d’une quatrième dimension. Par la troisième, j’entends la distance à laquelle il faut s’écarter du tableau pour cesser de voir des éléments de nature morte, fruits, fleurs, animaux terrestres ou aquatiques, ustensiles, matériaux divers, & apercevoir l’ensemble gracieux, majestueux, impérieux ou ridicule d’une face humaine ; par la quatrième, je prends en compte les minutes ou les secondes qu’il faut à l’observateur pour franchir la distance qui le sépare du point (ou de l’instant) où la transformation aura lieu sous son regard. »


Extrait tiré de « Arcimboldo le merveilleux » André Pieyre de Mandiagues

 


 

EXPOSITIONS

 

2006

HOTEL DE VILLE

« Les talents des agents de la ville »

 

CERGY PONTOISE

 

2009

QUARTIER DU PATY

« L’art prend l’air »

 

NOGENT-LE –ROTROU

 

 

 

 

 

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Vendredi 19 juin 2009
"NE PAS SE PENCHER à L'EXTéRIEUR" célèbre affichage de sécurité dans nos trains des années 60...

ici car tout se passe au bord d'une fenêtre qui pourrait être lavitre du compartiment d'un wagon de train grande ligne...

peinture "couât"


le poême


l'orange



la bouteille bleue



hommage à Acimboldo...
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Vendredi 29 mai 2009

passiflor


Iris


Tulipes

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Jeudi 14 mai 2009
Par pixello - Publié dans : performances - Communauté : illustrateur
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